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Le slow living ou comment vivre le moment présent et profiter de l'existence!

Le slow living ou comment vivre le moment présent et profiter de l'existence!

Cet article est tiré du magazine Blond Story & a été rédigé par Pause Thérapie

Se réveiller avec de la belle musique au lieu d’une alarme stridente…

Boire un café en prenant le temps de sentir l’odeur enivrante du café fraîchement préparé… Prendre le temps de le préparer comme un rituel bien à nous…

Manger les repas à table, dans des assiettes, loin des écrans divers… Prendre le temps de savourer les aliments, de prendre conscience de ce qu’on mange…

Prendre le transport en commun au lieu de conduire dans le trafic et en profiter pour tricoter, méditer…

Partager l’heure du dîner avec les collègues, éviter les conversations au sujet du travail…

Prendre une marche après le travail et en profiter pour faire une évaluation de la journée, un recueil des émotions vécues, une révision du projet de vie…

Prendre le temps de parler avec des amis proches… Aller boire un café avec eux…

Passer du temps de qualité en famille, et jouer, jouer, jouer, jouer…

Prendre le temps de colorier, broder, se concentrer sur une tâche manuelle qui puisse libérer l’esprit…

Faire une pause…

Voilà quelques exemples pratiques et réalistes de ce que nous pouvons faire dans notre quotidien pour ralentir, faire un arrêt temporaire, mais fréquent de notre vie chaotique et frénétique, et nous rendre une petite visite à nous-mêmes.

Qu’est-ce que le slow living?
Le mouvement du SLOW LIVING (la vie lente) est né du mouvement du SLOW FOOD (alimentation lente) qui est apparu en Italie dans les années 1980 et 1990. Ç’a commencé comme une réaction au fast food, en mettant l’accent sur la nourriture fraîche et la préparation plus traditionnelle des aliments. En contestant le fast food, le mouvement conteste aussi la surconsommation, la sur-industrialisation et le matérialisme. Il s’agit donc d’un retour à un mode de vie moins chaotique, plus naturel.

D’ailleurs, le mot slow en anglais est utilisé comme acronyme dans ce contexte:

S = Sustainable – Durable, n’ayant pas d’impact sur l’environnement;
= Local – Qui encourage la production des produits locaux, artisanaux;
= Organic – Organique, biologique (pas de production à grande échelle, mais plutôt celle qui utilise des méthodes agricoles plus naturelles);
W = Whole – Entiers, produits non traités.

Ça semble pourtant si facile…
Quand on lit ce que cela signifie, ça semble « aller de soi ». Une vie plus naturelle est nécessairement plus tranquille, plus détendue, plus heureuse. Comment ça se fait alors que ce soit si compliqué de l’atteindre? Qu’est-ce qui nous pousse vers la frénésie d’un rythme de vie sans répit?

La consommation
Que ce soit à la télé, à la radio, dans la rue en sortant de chez nous, partout, nous sommes constamment bombardés de messages publicitaires qui nous rappellent que nous ne pouvons pas être heureux si nous n’utilisons pas la bonne marque de déodorant, de lave-vaisselle, de chaussures. La société nous convainc que nous serons toujours incomplets si nous n’avons pas la bonne voiture, le bon téléphone portable, le dernier gadget électronique qui va tellement nous simplifier la vie!

D’ailleurs, on nous invite à simplifier tout en nous offrant un équipement complet dernier cri pour être en mesure d’atteindre ce supposé objectif. De nouveaux « besoins » nous sont créés à tous les jours et on programme même l’obsolescence des produits offerts, de façon à ce que ces « besoins » ne soient jamais satisfaits. Tout devient donc rapidement désuet, passager, remplaçable, même les personnes et les relations.

La définition de productivité
Bien sûr, pour arriver à suivre le rythme, il faut produire. Produire signifie, de nos jours, faire de l’argent. Tout simplement. Celui qui ne fait pas suffisamment d’argent, c’est une personne improductive, voire même croupissante, et elle est mise de côté rapidement. Dans certains cercles, la définition de succès est directement associée à l’accès que nous avons à tous ces produits magiques qui sont censés nous rendre heureux.

L’apport que certaines personnes font à la société en prenant soin des autres (des malades, des enfants, des personnes en fin de vie, des sans-abris, des personnes âgées, etc.), est complètement passé sous silence. Il y en a qui vont même se sentir coupables de ne pas être en train de travailler (voir produire). Mais sans parler d’altruisme, il devient de plus en plus difficile de simplement dédier son temps à réaliser sa passion. Si ce qu’on aime faire ne produit pas d’argent, ce n’est plus une option viable.

Et puis, même les emplois sont passagers de nos jours. Auparavant, celui qui trouvait un poste dans une boîte savait qu’il pouvait y faire carrière et travailler au même endroit jusqu’à la retraite. Cette stabilité permettait de passer plus de temps en famille et de trouver des projets personnels intéressants.

Les réseaux sociaux et le bonheur obligé
Mais n’oublions pas, la vie est plus facile. De nos jours, tout est plus rapide. Pas besoin d’écrire de longues lettres et de se rendre à la poste, un petit texto rapide transmet l’information de façon immédiate. Pas besoin d’apprendre l’orthographe, l’auto-correcteur fait le travail (quoi qu’il nous met parfois dans l’embarras). Pas besoin de faire de longues files à la banque, une application nous permet de réaliser n’importe quelle transaction bancaire. D’ailleurs, pourquoi perdre du temps pour aller magasiner quand on peut commander exactement ce qu’on veut et le retourner mille fois si ce n’est pas comme on l’avait imaginé? Pas besoin de visiter les amis, une publication rapide sur Facebook nous permet de maintenir tout le monde informé de nos derniers exploits, qu’ils soient professionnels, familiaux, artistiques ou culinaires. Et puis, pour en savoir plus sur eux, deux clics rapides et quelques likes.

En effet, nos interactions sociales passent maintenant quasi nécessairement par les applications virtuelles. Les réseaux sociaux nous montrent, photo après photo, le beau côté de la vie, le bon profil des gens. Nous partageons tous nos réussites, nos voyages, nos moments positifs. Et tout à coup, cela devient la norme. Nous sommes envahis de messages qui nous « expliquent » qu’il ne s’agit que d’avoir de bonnes pensées, une bonne énergie, une excellente attitude et hop, le tour est joué, nous pouvons atteindre n’importe quel objectif. Le bonheur dépend exclusivement de notre décision d’être heureux. Se concentrer sur le positif et éliminer le négatif est presque devenu une religion : ainsi, la douleur est inacceptable, la souffrance à éviter comme la peste, la tristesse et la colère à bannir.

La fausse notion de bonheur et la peur du silence
Eh oui, être heureux n’est plus un objectif, mais une obligation. Mais quand on insiste que le bonheur ne dépend que d’une adéquate gestion des forces intérieures, on « oublie » de mentionner le type de bonheur dont on parle. Ce que les médias nous vendent est un bonheur individualiste et matérialiste. Un bonheur mesuré à partir des objectifs atteints (rapidement désuets) et des succès dictés par autrui. Il s’agit donc d’un bonheur fluide, hédoniste, quelque peu superficiel.

Dans ce panorama, l’anxiété, la tristesse, la colère, c’est la honte. La société nous interdit de les ressentir et ne nous équipe d’aucun outil pour y faire face. Il faut donc les noyer, ces émotions mal nommées négatives. Et pour cela : la médication, l’alcool, le portable, le bruit. Courir, performer, bouger, travailler. Entrer dans la frénésie, plonger dans le chaos, mais surtout ne jamais prendre le temps d’y réfléchir : ça risquerait de nous faire ressentir nos véritables émotions et nous rendre vulnérables! La voilà, notre plus grande peur.

L’importance de la pause
Nous avons donc une vie qui nous demande de travailler constamment, souvent dans des emplois stressants, instables et exigeants. Nous n’avons plus de garanties, nous sommes à la poursuite de rêves irréalistes et la frontière entre ce qui est authentique et ce qui est manipulé devient de plus en plus floue. Nous vivons dans un monde où l’injustice est grimpante, l’inégalité devient la norme et la productivité, un idéal. C’est facile de perdre le nord et surtout d’oublier que la vie, c’est maintenant. Ralentir, prendre une pause de temps en temps, réfléchir, se connecter avec nos émotions, vivre le moment présent avec tout ce que cela signifie. Apprendre à lire le chemin, rediriger sa vie, se réinventer à chaque nouvelle étape. Ralentir et prendre une pause pour profiter des bons et des mauvais moments de la vie.

Rythme au travail PM (Saguenay)

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Rythme au travail PM (Saguenay)

avec Dianne Simard

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